L’ethologie c’est quoi ?

L’éthologie est une discipline scientifique se rattachant à la biologie qui étudie le comportement animal dans son milieu de vie.

L’équipe Recherche d’AVA se consacre essentiellement à la réalisation d’études en éthologie pour comprendre au mieux les besoins de nos chiens et de nos chats.

Lorsque cela est nécessaire, ils proposent d’améliorer leur bien être en collaboration avec l’équipe Soins.

L’approche scientifique du comportement

L’éthologie fondamentale, comme son nom l’indique, s’intéresse aux fondements d’un comportement.

Quatre principales questions développées par Nikolaas Tinbergen en 1963, guident les recherches menées sur le comportement animal :

  1. Comment un comportement s’est il développé au cours de l’évolution de l’espèce ? (on parle de phylogenèse)
  2. Comment s’installe-t-il au cours du développement de l’individu ? (on parle d’ontogenèse)
  3. Quelle est l’utilité de ce comportement pour l’animal ? (on s’interroge sur la fonction du comportement).
  4. Qu’est ce qui permet l’émergence d’un comportement? (on s’intéresse, ici, aux mécanismes à l’œuvre dans l’expression d’un comportement donné).

Connaître les éléments de bases à l’origine d’un comportement, nous permet de mieux comprendre le mode de vie, les capacités et les particularités d’une espèce ou d’une population animale. Les résultats obtenus à l’issu d’une étude serviront de références pour de futures études.

L’éthologie appliquée consiste, dans une certaine mesure, en une application des fondements mis en évidence par la recherche fondamentale. Les résultats des études fondamentales permettent alors d’apporter des outils de travail et de réflexion à l’éthologie appliquée. Par exemple, un éthologue cherchant à améliorer le bien être d’un animal en parc zoologique présentant des signes de stress, est amené à s’appuyer sur des études fondamentales ayant mis en évidence les caractéristiques comportementales de l’espèce.

Néanmoins, il est très réducteur de considérer l’éthologie appliquée comme une « simple » application de la recherche sur le comportement animal. En effet, il est possible d’effectuer de la « recherche appliquée », qui est en quelque sorte à mi chemin entre l’éthologie fondamentale et l’éthologie appliquée. Dans ce cas, les résultats mis en évidence lors d’une étude trouveront une application directe à l’issue de cette dernière, ce qui n’est pas forcément le cas d’études « purement » fondamentales.

Les études « de terrain » et les études « en laboratoire » :

Lorsque l’animal est observé dans son environnement naturel, on parlera
« d’études de terrain ». C’est le cas, par exemple, des études conduites en forêts tropicales sur les primates. Ces études sont bien souvent difficiles à mener, car il faut faire face aux conditions climatiques et les animaux ne sont pas toujours au rendez-vous. Néanmoins elles nous apportent énormément d’informations quant au comportement de l’animal dans son environnement naturel.

L’une des grandes limites des études de terrain réside dans le fait qu’il est souvent difficile d’isoler les facteurs pouvant avoir des effets ou pouvant expliquer les comportements observés. C’est pour cela que d’autres types d’études sont menés en parallèles, afin de mieux comprendre les
« compétences » d’une espèce.

Lorsque l’animal est étudié dans des centres d’études, on parlera alors
« d’études en laboratoire ». Dans ce cas précis, il est primordial pour l’éthologiste de recréer au mieux les conditions naturelles dans lesquelles vit l’animal en question et ce pour deux raisons:

D’une part, nous ne pouvons d’un point de vue éthique et moral, confiner un animal (sauvage ou domestique) dans des conditions de vie induisant des souffrances physiques et/ou comportementales.
D’autre part, d’un point de vue purement scientifique, il est nécessaire que l’animal soit dans de bonnes conditions afin d’exprimer des comportements  naturels. Il faut que ces comportements soient représentatifs de la « réalité biologique » de l’animal, c’est à dire semblables à ceux qu’il pourrait exprimer dans la nature.

La recherche à AVA

L’écrasante majorité des chiens et des chats dans le monde étant errants ou divagants et le nombre d’animaux en refuge étant très important, il semble tout à fait pertinent de savoir si cette population de chiens et de chats présente et exprime les mêmes compétences que des animaux vivant chez des propriétaires. Par exemple, il est possible qu’un chien vivant dans une maison avec des humains et sans autres animaux, n’ait pas les mêmes besoins qu’un chien vivant dans un grand enclos avec plusieurs congénères. Ces deux chiens utiliseront, peut être, des stratégies d’apprentissages très différentes du fait de l’influence de leur environnement social et physique. Nous avons donc décidé d’axer nos recherches sur cette population d’animaux domestiques vivant en collectivité. Nos thématiques principales sont le bien-être et la réhabilitation.

Certaines de nos études sont plutôt liées à la recherche appliquée. Par exemple, certains animaux montrent-ils des signes de stress chronique? Ou encore, comment peut-on améliorer le bien-être d’animaux de compagnie, comme nos chiens, qui ont un contact limité avec l’humain ? Mais encore, comment peut-on respecter au mieux le mode de vie solitaire des chats, lorsque nous n’avons d’autres choix que les faire vivre à plusieurs dans un même enclos?

D’autres études s’intéressant plus aux fondements de certains comportements, sont également menées à l’AVA. Evaluer, et au besoin améliorer le bien-être d’un animal, demande une bonne connaissance des compétences, des capacités d’adaptation et des caractéristiques de l’animal. Seules des études plus « fondamentales » peuvent nous permettre de répondre à ces questions.

Autant d’études qui ont pour but d’améliorer les conditions de vie de nos animaux à AVA. Mais également d’apporter des résultats pour l’amélioration des conditions d’hébergement de tous les animaux domestiques vivants en collectivité (refuge, élevage, pension…) en France et ailleurs.

LE BIEN-ETRE ANIMAL:

Il n’est pas toujours facile d’attester avec certitude et objectivité que l’animal que l’on regarde est en situation de bien-être. Souvent d’une personne à l’autre, la définition de ce qu’est le bien-être peut-être très différente. Nous avons tendance à penser que ce qui est bon pour nous est bon pour nos animaux et leur apporte tout ce dont ils ont besoin. En faisant cela, nous faisons de l’anthropomorphisme. Ce qui revient à attribuer aux animaux des pensées humaines, c’est-à-dire attribuer des états mentaux qui seraient les nôtres si l’on était à leur place. Mais lorsque nous faisons cela, nous sommes peut-être bien loin de ce qu’il se passe réellement dans leur tête.
En quoi notre vision « humaine » du bien-être (s’allonger sur un sofa avec un thé et un bon livre, par exemple) peut avoir du sens pour un chien ? Est-ce que le bien-être réside dans le fait d’offrir un canapé à notre compagnon, ou est-ce qu’il s’agit plutôt de lui offrir des conditions de vie adéquate à son espèce ? Les situations que nous offrons à nos animaux en pensant leur faire du bien, sont parfois inadaptées à leur fonctionnement, leur mode de vie et peuvent être une source de stress pour eux.

De nombreux chercheurs en éthologie se sont donc intéressés à définir le
« bien-être animal » et à trouver des moyens objectifs pour l’évaluer. Dans un premier temps Harrison (en 1988) puis, de manière plus précise, Hastein (en 2004) ont énoncé 7 libertés de l’animal qu’il nous faut respecter lorsque l’on veille à leur bien-être. L’animal est donc :

  • Libre de vivre sans soif, ni faim, ni malnutrition ;
  • Libre de vivre dans un confort approprié et libre d’avoir un refuge (abri) : pas de gêne physique ou thermique ;
  • Libre de vivre sans douleur : prévention, diagnostic rapide et traitement des blessures et maladies ;
  • Libre d’exprimer des comportements normaux ;
  • Libre de vivre sans peur, détresse et souffrance ;
  • Libre de vivre sans stress et souffrance durant le transport ;
  • Libre de vivre sans stress et souffrance durant l’abattage.

Les deux dernières libertés ont été énoncées pour les animaux de ferme, qui sont les principales espèces impliquées dans les études sur le bien-être.

Prendre en considération le bien-être d’un animal, c’est prendre en compte le fonctionnement biologique et la vie naturelle de son espèce, mais aussi ses états affectifs. Puis l’évaluation du bien-être peut se faire de différentes manières, plus ou moins simultanément. En effet, on peut prendre en compte l’état de santé physique de l’animal. Mais aussi certains signes physiologiques, comme le taux de cortisol présent dans l’organisme lors d’un stress. Enfin, il est également possible de prendre en compte des indicateurs comportementaux. En effet, les comportements exprimés par l’animal vont permettre à l’éthologue d’évaluer s’il est en situation de bien-être ou plutôt de mal-être. Par exemple, on jugera qu’un animal présente un mal-être s’il exprime des stéréotypies durant une grande partie de sa période d’activité journalière.

Mason (en 1991) a décrit les stéréotypies comme étant des comportements répétitifs, toujours identiques et qui n’ont ni but ni fonction apparents. De plus, nous ne retrouvons pas ces comportements stéréotypés en milieu naturel et ils sont bien souvent très individuels. En effet, deux animaux partageant le même enclos peuvent présenter des stéréotypies bien différentes. Ce type de comportement apparaît lorsque l’animal se trouve dans un environnement qui induit pour lui des frustrations, soit parce qu’il ne peut pas exprimer un comportement naturel qui est nécessaire à son bien être, soit parce que cet environnement est pauvre en stimulations. Dans tous les cas il s’agit là de la manifestation d’une souffrance comportementale. Malheureusement il est très difficile de stopper ces comportements stéréotypés. Car de manière paradoxale ils peuvent apporter un certain
« apaisement » à l’animal qui les réalise. En effet, la réalisation de ces comportements chez un animal stressé, induit une libération d’opiacés (sorte de dérivés de morphine que nous produisons naturellement) au niveau cérébral. C’est pourquoi si la cause à l’origine d’une stéréotypie n’est pas clairement mise en évidence et si la solution « proposée » à l’animal n’est pas en adéquation avec ses besoins, alors on verra apparaître de nouveaux comportements de ce type en remplacement des précédents.

L’AMENAGEMENT DU MILIEU DE VIE:

Lorsque l’on a établi qu’un animal se trouve en situation de mal-être, il est important de définir la meilleure méthode pouvant aider à rétablir un bon niveau de bien-être. Le plus souvent on va avoir recours à « l’aménagement du milieu». Il s’agit alors de modifier de manière pertinente l’environnement immédiat de l’animal, de modifier ou d’ajouter quelque chose dans ce qui l’entoure.
On observe ensuite si cette modification a un effet bénéfique ou non sur l’animal. Il existe plusieurs méthodes pour aménager l’environnement. On peut modifier les méthodes d’alimentation, par exemple partager la ration alimentaire sur toute la journée ou encore cacher de la nourriture un peu partout (selon les comportements alimentaires de l’espèce).
On peut également agir sur l’environnement « physique », ajouter des objets pertinents pour l’espèce (comme des structures de grimpe pour des singes), diviser l’enclos en plusieurs aires,…
L’environnement « social » est également important pour certaines espèces. En effet certains animaux supportent très mal la solitude, la présence d’un congénère peut être une solution, ou des interactions le plus fréquemment possibles avec l’humain dans le cas du chien par exemple.

Néanmoins tout aménagement n’est pas nécessairement bon. Afin qu’il soit bien ciblé, des observations comportementales pré et post- aménagement doivent être menées afin de s’assurer que celui-ci est bénéfique.
Si les résultats de l’étude nous indiquent que l’aménagement est bénéfique pour l’animal, alors on parlera d’enrichissement.

La revue mensuelle technique et scientifique

Téléchargez ci-dessous les revues de presse mensuelles :

  • Septembre 2011 : revue de presse et « Comportement social et vie en groupe chez le cheval » p. 24
  • Août 2011 : « Gestion des animaux captifs: méthodes de soins et de manipulations »
  • Juillet 2011 : revue de presse et « Le tempérament: méthodes d’évaluation et applications » p. 8
  • Juin 2011 : revue de presse et « La communication homme-chien » p. 9
  • Mai 2011 : revue de presse et « Bien-être et sélection artificielle » p. 9
  • Avril 2011 : revue de presse et « La relation mère-jeune chez le chien » p. 10
  • Mars 2011 : revue de presse et « Comment les chiens apprennent en présence de leurs
    congénères et des humains ? » p. 10
  • Février 2011 : revue de presse et « L’aménagement environnemental : mise en application et évaluation » p. 9
  • Janvier 2011 : revue de presse ; « Domestication et cognition chez le chien » p. 11; « Incidence entre maladies et races chez les chats et les chiens » p. 17
  • Décembre 2010 : revue de presse et compte rendu du congrès IAHAIO p.16
  • Novembre 2010 : revue de presse et compte rendu du congrès IAHAIO p.13
  • Octobre 2010 : revue de presse et compte rendu du congrès IAHAIO p.11
  • Juillet 2010 : revue de presse et « De l’abandon à l’adoption réussie, gérer le « rehoming » » p.4
  • Juin 2010 : revue de presse et « Le bien-être des chats en collectivité » p.8
  • Mai 2010 : revue de presse et « Le bien-être des chiens en collectivité » p. 12

Les études menées à AVA

Les études menées à AVA

Etudes en cours:

  • Charlotte Duranton : Doctorat. « Synchronisation comportementale Humain-Chien et comportements affiliatifs », sous la direction du Dr Florence Gaunet. Université Aix-Marseille.

Au niveau des articles parus :

  • Duranton, C., Gaunet, F. (2016).Behavioural synchronization from an ethological perspective : Overview of its adaptive value. Adaptive Behavior, 24(3), 181-191.
  • Duranton, C., Gaunet, F. (2015). Canis sensitivus : Affiliation and dogs’ sensitivity to others’ behavior as the basis for synchronization with humans ? Journal of Veterinary Behavior, 10, 513-524.
  • Duranton, C., Gaunet, F. (2016). Effects of shelter housing on dogs’ sensitivity to human social cues. Journal of Veterinary Behavior, 14, 20-27.
  • Duranton, C., Bedossa, T., Gaunet, F. (2016). When facing an unfamiliar person, pet dogs present social referencing based on their owners’ direction of movement alone. Animal Behaviour, 113, 147-156.
  • Duranton, C., Bedossa, T., Gaunet, F. (2017). Do shelter dogs engage in social referencing with their caregiver in an approach paradigm? An exploratory study. Applied Animal Behaviour Science

Les conférences sous forme de posters :

  • (2016) Duranton, C., Bedossa, T., Gaunet, F. Interspecific behavioural synchronization : dogs present locomotor synchrony with humans. Fédération de recherche 3C, Marseille, France. 14 décembre.
  • (2016) Duranton C., Bedossa, T., Belkhir, S. & Gaunet. F. Pet dogs but not shelter dogs present social referencing with their handlers when facing an unfamiliar person. Fédération de recherche 3C, Marseille, France. 14 décembre.
  • (2016) Duranton C., Bedossa, T., Belkhir, S. & Gaunet. F. Pet dogs but not shelter dogs present social referencing with their handlers. Canine Science Forum, Padova, Italy. 28 juin – 1 juillet.
  • (2014) Duraton C., Bedossa, T., Belkhir, S., & Gaunet, F. When facing an unfamiliar person, pet dogs (Canis familiaris) do present social referencing based on their owner’s non-verbal behavior only. Laboratoire de Psychologie Cognitive, Marseille, France. 18-19 septembre.

Les conférences orales :

  • (2017) Duranton, C., Bedossa, T., Gaunet, F. The importance of behavioural synchronization in the dog-human relationship. Canine Science Symposium, SPCA, San Francisco, USA. 11-12 mars.
  • (2016) Duranton, C., Bouvresse, A. & Bedossa, T. Advantages of research studies in a dog shelter. Dog Event 2016, Nice, France. 5-8 mai.
  • (2016) Duranton, C. Dog-human synchronization: existence, modalities and link with affiliation. Team seminar, Laboratory of Comparative Psychology, University Aix-Marseille, CNRS, Marseille, France. 26 avril.
  • (2015) Duranton, C., Bedossa, T. & Gaunet, F. When facing an unfamiliar person, pet dogs present social referencing based on their owners’ movement alone. SEEVAD Congress , Paris, France. 27-29 novembre.
  • (2015) Duranton, C. Social referencing in pet dogs and shelter dogs. Team seminar, AVA Association, Cuy-St-Fiacre, France. 3 novembre.
  • (2014) Duranton, C. Dogs present social referencing based on their owners’ movement alone. Team seminar, Laboratory of Comparative Psychology, University Aix-Marseille, CNRS, Marseille, France. 22 septembre.
  • (2014) Duranton, C. Dogs-humans synchronization and affiliative behaviors. Team seminar, Laboratory of Comparative Psychology, University Aix-Marseille, CNRS, Marseille, France. 27 mars.
  • (2013) Duranton, C. Canine cognition, from problem solving abilities to communication with humans. Team seminar, Laboratory of Comparative Psychology, University Aix-Marseille, CNRS, Marseille, France. 12 décembre.

Etudes passées:

2015:

  • Séverine Belkhir : Doctorat. « Organisation sociale et formation de groupe chez le chien domestique (Canis l. familiaris) », sous la direction du Pr Bertrand Deputte, du Dr Christophe Féron et du Dr Adam Miklosi. Université Paris XIII, France.
  • Brunilde Ract-Madoux : « Utilisation de l’espace par des chats domestiques captifs » sous la direction du Pr. Bertrand L. Deputte.
  • Marie Legain (D.U. Interaction Homme/Animal, Université Paris V) et Ciska Girault (Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse): Etude des interactions interspécifiques, influence des déplacements et changements d’activité des maîtres sur leurs chiens, stages supervisés par Charlotte Duranton.Charlyne Eury: Etude des interactions interspécifiques, influence du comportement du soigneur sur celui des chiens de refuge lors de l’arrivée d’une personne inconnue, dans le cadre du Master 1 d’éthologie (Université Paris XIII), stage supervisé par Charlotte Duranton.

  2014:

  • Emeline Delferrière et Elodie Gilmert : Etude des interactions sociales entre les chiens et impact de l’introduction d’un nouvel individu dans un groupe de chiens hébergés en refuge, dans le cadre du Master 1 d’éthologie (Université de Paris 13), stage supervisé par Séverine Belkhir.
  • Mathilde Hervieux : Etude de l’utilisation de l’espace par des chats captifs, stage facultatif (Université de Rennes 1), supervisé par Brunilde Ract-Madoux.
  • Cécile Betremieux : Etude des interactions interspécifiques, influence du comportement du maitre sur celui du chien lors de l’arrivée d’une personne inconnue, dans le cadre du Master 1 d’éthologie (Université de Paris 13), stage supervisé par Charlotte Duranton.

  2012:

  2011:

  2010:

  2008:

  2007: