Election présidentielle 2022 : vers un tournant pour la cause animale ?

Chers Amis,

Pour notre Président, le Dr vétérinaire Thierry Bedossa, c’est véritable « événement » : le Parti animaliste, incarné par sa co-fondatrice, Hélène Thouy, avocate, se lance dans la campagne présidentielle pour 2022.

Si nous n’avons pas vocation à promouvoir de parti politique au sein de notre association, nous souhaitons communiquer au sujet de cette annonce inédite : elle est le reflet de l’intérêt croissant des Français pour les animaux et de leur souci de la condition animale. Ce constat est aujourd’hui tel que, pour la première fois, un parti politique dont le programme est exclusivement consacré aux animaux, se lance dans la bataille à l’élection présidentielle.

Créée en 2016, le Parti animaliste a connu une ascension fulgurante. En 2019, il obtenait 2,17% des voix aux européennes, créant la surprise générale. Pourtant, ce résultat n’est pas si étonnant lorsqu’on le compare aux données issues de récents sondages : 89% des Français jugent la cause animale importante (IFOP, 2019), et 69% considèrent que les politiques ne défendent pas suffisamment bien les animaux (IFOP, 2021). Le Parti animaliste compterait aujourd’hui 4000 membres.

Ce parti semble donc avoir toute sa place dans l’échiquier politique français. D’autant plus que – et c’est sa raison d’être – aucun parti politique actuel ne s’intéresse vraiment, et en profondeur avec toute l’expertise que cela nécessite, aux thématiques de protection animale, comme l’expérimentation animale ou l’élevage intensif et industriel, le broyage des poussins, entre autres. « Si le programme de campagne du Parti animaliste était mis en place en France dès 2022, il permettrait de sauver la vie de millions d’animaux et d’améliorer la qualité de vie au quotidien de centaines de millions d’animaux », déclare Thierry Bedossa.

« Hisser la cause animale au rang des sujets majeurs dont la société doit s’emparer » :  tel est l’objectif d’Hélène Thouy. Mais la société est-elle prête à cela ?

Certains détracteurs n’auront aucune difficulté à rétorquer que la cause animale passe après l’économie, la santé, la défense nationale et internationale et tant d’autres problématiques « humaines ». Pourtant, nous sommes convaincus qu’il est justement temps, plus que jamais, de changer de paradigme : les animaux, l’environnement et les humains ne sont pas des entités séparées. A l’heure où la crise de la Covid-19 nous a montré à quel point la vie était fragile, et a mis le doigt sur nos dépendances, nous devons plaider en faveur d’une vision « One Health » (« une seule santé » : celle des humains, des animaux et de Terre) qui s’appliquerait à tous les niveaux et dans tous les domaines de la politique. Les politiciens doivent aujourd’hui penser à la « bonne santé » de la France, de l’Europe et du monde, en ne pensant pas qu’aux humains et à leurs intérêts personnels, mais aussi à tout ce qui constitue leur écosystème.

Reste à convaincre : pour pouvoir se présenter officiellement à la présidentielle, Hélène Thouy doit récolter 500 signatures. Que l’objectif soit atteint ou, et que cette avocate soit élue ou non, sa candidature aura au moins le mérite, non des moindres, de faire parler de la cause animale, et d’inclure dans les débats des sujets qui y ont trait. Espérons que les paroles soient suivies d’actes !