Covid-19 et énième massacre injustifié d’animaux : honte aux autorités de Hong Kong

Cela se passe à Hong-Kong. Afin de répondre à une stratégie “zéro covid”, le gouvernement a ordonné le massacre de plusieurs centaines de petits animaux de compagnie, après que des hamsters ont été suspectés de transmettre le COVID-19 à des employés dans une animalerie.

Ce sont donc près de deux mille animaux, dont des hamsters, des chinchillas, des lapins et des cochons d’Inde qui vont être abattus, injustement, uniquement par “mesure de précaution”.

Les autorités ont par ailleurs incité toutes les personnes ayant adopté un petit mammifère avant Noël à ramener leur petit compagnon dans des centres spécialisés afin qu’il y soit euthanasié. Après cette annonce, les centres pour animaux à Hong-Kong ont vu des longues files se former devant leurs établissements : il s’agit de toutes les personnes venues remettre leur animaux. La population, après avoir subi la pression et la peur de la part des autorités, fait ainsi la queue pour amener ses petits animaux de compagnie, pourtant innocents, sur le chemin de la mort !

Un père de famille Chinois a raconté à l’Agence France Presse que son fils était inconsolable à l’idée de perdre Pudding, leur hamster adopté récemment. Il y montre des vidéos de son fils devant la cage de son petit compagnon, en pleurs. Mais le monsieur a ajouté qu’il “n’avait pas le choix que de s’en séparer, car le gouvernement a insisté sur le fait que c’est très grave”. Il vit avec ses parents âgés, raison pour laquelle il a préféré suivre les conseils du gouvernement. L’AFP a même dévoilé des photos de hamsters, heureux, jouant dans leurs cages, comme Marshmallow, qui ne se doute pas qu’il est en fait à quelques mètres d’un centre gouvernemental, lieu où il va être indûment éliminé.

“Il n’y a pas encore de preuve que les animaux de compagnie transmettent le virus à l’homme, mais…” C’est ce qu’a déclaré Sophia Chan, secrétaire de la santé lors d’une conférence de presse. La phrase est pourtant claire, il n’y a pas de preuves. Mais le gouvernement préfère mettre à mort des centaines et des centaines d’êtres vivants par “précaution”. Pour l’Organisation Mondiale de la Santé, le risque de transmission du virus des animaux de compagnie envers les humains est faible.

La communauté des amoureux des animaux à Hong-Kong ne se laisse pas faire. Ils dénoncent une gestion catastrophique du gouvernement, accusant des hauts responsables hongkongais d’avoir participé à une fête d’anniversaire avec la présence de deux personnes testées positives au COVID-19. Ils ont lancé une pétition sur Change.org, récoltant plus de 23 000 signatures, afin de dénoncer la tuerie des rongeurs. La Société pour la Prévention de la Cruauté envers les Animaux (SPCA) a rédigé un communiqué et s’est adressée aux propriétaires afin de les rassurer et de les encourager à ne pas abandonner leurs animaux. L’association se dit choquée par cette tuerie de masse. AVA soutient leur action.

Cette actualité fait écho à de nombreux autres massacres massifs ayant eu lieu pour, soit disant, faire face aux virus. Nous pensons notamment au massacre de 17 millions de visons au Danemark suite à la détection de cas positifs au COVID-19 ou aux 155 000 volailles et palmipèdes abattus afin de prévenir le virus de la grippe aviaire. Ces mesures sont prises afin d’éviter la propagation du virus… virus qui se transmet à la suite d’une promiscuité prolongée, fortement favorisée par les conditions d’élevage dans lesquelles les animaux sont parqués et entassés dans des box qui ne leur permettent à peine de bouger. Quand est-ce que l’Homme se remettra en question et comprendra que les pandémies sont déclenchées par les élevages industriels, qui eux-mêmes instituent des zoonoses ? Abattre les animaux semble une solution facile et rapide mais certainement pas efficace : il s’agit au contraire de prendre le problème à sa racine, qui se trouve sans aucun doute dans les conditions d’élevage des animaux.