Depuis son origine, AVA héberge un troupeau de daims. Le daim est un cervidé originaire du Nord de l’Europe et d’Asie. En France, l’espèce a été importée pour l’ornement, dans des jardins, des cirques, des zoos, des châteaux… Malheureusement, de nombreux daims importés ont réussi à s’échapper, notamment lors de la tempête de 1999. Très rustiques, ils se sont vites acclimatés et reproduits, causant un problème environnemental : ils écorcent les arbres, ce qui contribue à détruire les forêts. C’est la raison pour laquelle, presque partout en France, ils sont considérés comme « animaux nuisibles ». Ils peuvent donc être abattus en toute légalité, même hors période de chasse.

Nous ne pouvions pas nous résoudre à les laisser mourir.

Le refuge AVA a donc accueilli, il y a près de 30 ans, quelques individus pour les sauver de l’abattage auquel ils étaient destinés s’ils demeuraient en liberté. Depuis, notre troupeau s’est considérablement agrandi, et leur taux de reproduction a explosé, atteignant aujourd’hui un cheptel de plus de 300 individus.

A AVA, nous nous remettons sans cesse en question afin de toujours optimiser la qualité de vie des animaux que nous hébergeons. C’est la raison pour laquelle nous faisons appel à des scientifiques (éthologues, comportementalistes, vétérinaires…) dont le regard et l’expertise nous permettent de mener à bien nos missions. Au cours des 6 derniers mois, nous avons ainsi accueilli une éthologue (scientifique qui étudie le comportement animal), Noémie Rolot, qui a étudié le comportement de nos daims. Son objectif était de trouver des pistes d’optimisation de leurs conditions d’hébergement pour améliorer leur niveau de bien-être en captivité et réduire les comportements agonistiques des daims mâles, comme elle l’explique en vidéo :

Améliorer le bien-être de nos daims : un coût considérable pour AVA

Sur ses recommandations, nous avons décidé d’agrandir la surface de leur enclos, qui va quasiment doubler. Nous avons également augmenté la quantité de leur nourriture et amélioré sa qualité ainsi que sa diversité. Depuis le début de ces changements, et alors que les travaux d’agrandissement de leur enclos ont commencé, nous avons d’ores et déjà observé une diminution considérable des conflits entre daims mâles. Jouer sur les ressources disponibles (espace et nourriture) a ainsi permis à nos daims de se sentir mieux et de ne plus craindre l’Homme, alors qu’ils étaient jusque-là très sauvages.

En 2003 et 2004, une campagne de gonadectomie de nos daims mâles avait été menée, mais elle s’est avérée insuffisante et a occasionné, à notre grand regret, le décès de certains individus. En effet, le contact très limité que nos daims avaient avec l’Humain était générateur d’un stress tel qu’il pouvait être fatal. La taille de leur enclos étant alors plus que convenable proportionnellement à notre population de daims, nous avions décidé de les laisser se reproduire sans craindre que leur bien-être en pâtisse.

Néanmoins, face à cette population qui croît de manière exponentielle – et l’espace n’étant pas extensible à l’infini – nous nous devons de mener une grande campagne de stérilisation de nos daims (de vasectomie de nos daims mâles, plus exactement). Celle-ci est désormais possible : le travail effectué par Noémie Rolot, à leurs côtés pendant 6 mois, a permis de les familiariser avec l’Humain. Aujourd’hui, ils ne craignent plus du tout notre présence, et certains viennent même manger jusque dans nos mains !

Le comportement actuel du troupeau face à la manipulation permet donc, enfin, d’envisager de procéder à la vasectomie de nos animaux sans stress. La vasectomie des mâles, plutôt que la stérilisation classique, permet de ne pas modifier leur équilibre hormonal. Ainsi, leurs comportements naturels seront conservés.

Nous avons besoin de votre aide en urgence

Mais améliorer le bien-être de nos daims représente un coût considérable pour notre association : 20 000 euros pour l’agrandissement de leur enclos et la construction d’un couloir de contention nécessaire à leur capture pour la vasectomie. Il faut ajouter à cela 10 000 euros dédiés à leur vasectomie, ainsi que 9 000 euros mensuels pour leur nourriture (soit 108 000 euros par an).

Nous avons besoin de votre soutien de façon urgente pour que nos daims soient stérilisés avant le début de la période de reproduction. Sans votre aide, nous ne pourrons pas mener cette campagne de stérilisation qui est pourtant indispensable. Nous comptons sur votre générosité et vous en remercions très sincèrement.

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